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6 mois d’allaitement exclusif : ma petite histoire

Arthur naissance

Comme premier billet « officiel » en tant que La Mammifère, je me suis dit que l’histoire de mon allaitement (celui d’Arthur en fait) exclusif et à la demande était tout indiquée! Parce que j’en suis pas mal fière d’abord, mais aussi parce que j’ai envie de partager mon expérience avec vous.

ATTENTION : Ce billet n’est AUCUNEMENT rédigé pour convaincre qui que ce soit de quoi que ce soit, ni pour diminer celles qui auraient fait des choix différents. Il s’agit de mon expérience, point. 😉

Bon, maintenant que mes intentions sont claires, allons-y!

Les débuts

Quand on m’a annoncé que je devrais accoucher à l’hôpital et non à la maison, ensuite quand on m’a annoncé qu’Arthur naîtrait par césarienne, j’ai eu tout un choc. Et j’ai tout de suite pensé à l’allaitement… et si ça ne se passait pas comme je le veux, ça aussi? Je vous rassure tout de suite : césarienne n’est pas synonyme d’allaitement raté, et d’ailleurs un accouchement naturel n’en garantit pas non plus la réussite.

Alors voilà, Arthur naît par césarienne, impossible pour moi de le poser sur ma poitrine dès ses premiers instants de vie. J’en suis vraiment déçue mais rendue là, je suis vraiment contente qu’il puisse faire du peau à peau avec Papa jusqu’à ce que je revienne dans notre chambre, et tous deux sont accompagnés de Cynthia, ma sage-femme. Ses réflexes sont forts : il cherche déjà le mamelon de Papa! Très cute (et très lol) comme moment!

Lorsque je suis enfin arrivée près de mon bébé, on l’a tout de suite posé sur ma poitrine. Les premiers pas étaient faits! Tout de suite, Arthur s’est dirigé vers mon sein pour le téter, sans toutefois vraiment téter. En quelques minutes, il s’endort!

Arthur Allaitement

Je dois avouer que les jours qui ont suivi ont été particulièrement difficiles. Arthur perdait pas mal de poids à l’hôpital (ce qui est normal) et le personnel m’a mis pas mal de pression. Tout est toujours pire quand tu essaies d’apprendre quelque chose avec 10 personnes qui te regardent faire, qui te « menacent » de compléter avec de la formule et qui te disent que « c’est pas grave, beaucoup de filles ne réussissent pas à allaiter ». Merci à l’équipe de sages-femmes, à mes amies et amies sages-femmes (tu te reconnais einh?) de m’avoir supportée. 

Alors qu’on encourageait Papa à aller marcher dans les corridors « pour que Maman se repose », Arthur, lui, réclamait son dû. F**k la marche, on va téter Maman. Ce qu’il a fait de 11h le soir à 14h le lendemain! Résultat : une montée de lait toute en douceur, et le début de notre belle histoire. <3

La suite, et surtout pourquoi je continue

Dès que je suis revenue à la maison, dans une ambiance plus calme et surtout, sur mon territoire, tout s’est placé comme par magie. D’abord, on a dormi 10 HEURES la première nuit! Mais j’ai aussi été très chanceuse : jamais de gerçures, d’engorgement ou de douleur quelconque.

Pour moi, c’était clair que le lait maternel est ce qu’il y a de mieux pour Arthur. Je sais qu’il n’aurait pas explosé si je lui avais donné un biberon (ou huit) de lait maternisé, mais finalement c’est juste pas encore arrivé. Mais au-delà des bénéfices pour la santé de mon bébé… 

  • LE SOMMEIL. La nuit, on se lève pas chez nous, on relaxe! Arthur se réveille encore très souvent pour téter, parfois même aux heures. Mais je me retourne et hop! on se plogue. On se rendort presque aussitôt 😉
  • Les sorties sont pas mal plus simples. Je suis du genre à toujours oublier quelque chose quand on sort alors que là, j’ai tout sur moi!
  • C’est un moment qui nous appartient, juste à nous deux. Il y a un tas de façons de développer l’attachement entre la mère et son enfant. L’allaitement en est un.
  • Le sein calme toute. TOUTE.
  • C’est une belle réalisation personnelle. J’en suis pas mal fière!

 

allaitement-faineantes

Crédit : korriganne.com

Les bémols

Parce que dans toute situation, y’a des bons et des moins bons côtés. Pour moi, le mauvais côté de l’allaitement exclusif, ça été une augmentation de mon anxiété. Puisque je n’ai jamais tiré mon lait, donc jamais fait de réserves, je n’ai jamais non plus tenté le biberon. Faut dire que j’ai l’imagination pas mal fertile. « Si je tombe malade et que je me ramasse à l’hôpital? », « Si je dois prendre des médicaments non-compatibles? » et ainsi de suite. Je sais très bien que tout aurait été ok, mais bon, vous savez ce que c’est l’anxiété…

C’est sûr qu’allaiter à temps plein demande aussi d’être là à temps plein. Certaines pourraient le voir comme un inconvénient, moi pas. Ça dure tellement pas longtemps finalement!

Et si c’était à refaire? Un gros oui! Et ce le sera, probablement :)

J’ai dit 6 mois d’allaitement exclusif et à la demande, mais en réalité, j’en suis à presque 7. J’ai par contre commencé à introduire la nourriture il y a près d’un mois alors Arthur expérimente d’autres goûts. Je continue de lui donner le sein tant qu’il le demande (donc 30254398 fois par jour), et je compte continuer aussi longtemps qu’il faudra!

Et vous, votre petite histoire d’allaitement? Racontez-moi!

 

 

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2 Commentaires

  • Répondre
    Cassiopée Dubois
    1 septembre 2015 at 10:46

    Merci pour le partage de ton expérience, j’adore lire ça! J’ai moi-même eu deux expériences d’allaitement différentes avec mes deux enfants. Je suis entièrement d’accord avec tes avantages sur le dodo… quoique contrairement à l’image, j’ai les cheveux en bataille pareil, même si je reste au lit la nuit! 😛

    • Répondre
      Cath
      1 septembre 2015 at 12:16

      Oh mon dieu oui! Les cheveux en bataille, c’est maintenant la norme, de jour comme de nuit! :)

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