2 Dans Tranches de vie/ Vie de maman

Quand l’accouchement ne se passe pas comme prévu : un an plus tard

Arthur naissance

Demain, c’est la fête à Arthur. Un an, qu’il va avoir. UN AN! Je le dis et je le répète : c’est fou ce que le temps passe vite. Mais je pense que c’est l’occasion idéale pour vous raconter sa naissance, à Arthur. Le plus beau, mais aussi le pire moment de ma vie. Un an plus tard, avec le recul, on peut dire que j’arrive à en parler avec un peu moins de fougue…

Quand j’étais enceinte, ma sage-femme m’avait dit d’écrire mon plan de naissance sur un bout de papier, et de brûler le bout de papier. Je savais bien que ça ne se passerait pas EXACTEMENT comme je le pensais, mais de là à vivre complètement l’autre extrême? Jamais j’y aurais cru. Pour faire une histoire courte, je prévoyais accoucher dans le confort de ma maison, entourée de mon chum et de mes 3 chats, avec une odeur de muffins dans la maison. Mélange à muffins que j’aurais préparé à l’avance, on s’entend. 

La réalité : césarienne d’urgence après plus de 24 heures de travail.

Jour -3 : la mauvaise nouvelle

On est dimanche matin, la gynéco m’a demandé de venir passer des tests à l’hôpital. On soupçonne une pré éclampsie. Finalement, le verdict tombe. Pré éclampsie, dans mon cas, ça voulait dire que je n’accoucherais pas à la maison et qu’en plus, j’avais de gros gros risques d’être provoquée. Coup dur. Là, tout mon « rêve » s’envole en même temps que « ma préparation » à l’accouchement. On s’entend qu’à ce moment-là, je ne sais pas que ça sert pas à grand chose d’être préparée à l’accouchement! 😉

Jour -2,-1,0

Là, mon niveau de stress est à +1000. Je n’ai qu’un seul but : ne pas me faire provoquer. Tout y est passé! Tire-lait, ballon, acupuncture, stripping à domicile par ma sage-femme (ouais, c’est cool avoir une sage-femme!)… Tout ça pour que finalement, la veille de mon rendez-vous, mes membranes rompent. Bon ben GO, on s’en va à l’hôpital. Appelle Chéri au travail, on se prépare tranquillement… Pour finalement aller attendre qu’on nous attribue une chambre.

Jour 0 : outch.

J’ai appris la vraie définition de « contraction ». J’ai aussi appris que prendre des contractions avec une humeur de m***, c’est peut-être pas l’idée du siècle. Bref, je saute les détails et je nous transporte pluuuuusieurs heures plus tard : « Votre bébé ne descend pas, Madame. On passe à la salle d’opération. » AUTRE COUP DUR.

Jour 1 : Arthur est né!

On va se le dire, une césarienne, c’est loin d’être un voyage à Bora Bora, einh. Tu ne sens rien, mais tu sens tout en même temps. Tu as aussi l’impression qu’on te vide le corps (après te l’avoir tranché) et que jamais tu t’en remettras. Merci à la morphine qu’on a fini par m’administrer : j’ai fini par trouver tout ça très très drôle. (-_-)

Bon alors, 8h14, le 28 janvier 2015. J’entends Arthur pleurer pour la première fois, et pour la première fois, mon cœur de maman fond en même temps que moi. Malgré tout ce que je viens d’endurer, je suis QUAND MÊME HEUREUSE. Faut le faire! C’est donc vrai que l’hormone de l’amour, c’est fort en ta.

Arthur Allaitement

Un an plus tard…

Comme vous pouvez le voir, même si mon billet est pas mal long, j’ai coupé BEAUCOUP de détails pour en arriver à l’essentiel. Je le disais au début, j’arrive à en parler avec beaucoup moins de fougue aujourd’hui. C’est que, voyez-vous, un an plus tard, on dirait que l’essentiel a changé de place. J’ai longtemps pleuré le fait que j’avais « manqué mon accouchement ». J’ai longtemps trouvé que je ne « méritais pas » d’être la maman maternante que je suis. Par contre, depuis un an, j’ai :

  • Complètement réussi mon allaitement. Exclusif pour 6 mois, mais je dois dire qu’il tète encore beaucoup aujourd’hui, mon p’tit bonhomme. J’en suis fière et oui, je le crie sur les toits 😀
  • Pratiqué le portage à temps plein.
  • Pratiqué le co-dodo. Encore une fois, c’est quelque chose que la césarienne ne m’a pas enlevé.
  • Réussi à élever un p’tit bonhomme allumé et joyeux, dont je suis fière plus que tout au monde! 

cereales

Ça te remet l’essentiel à la bonne place, quand tu regardes tout ça avec le recul. Même si à ce moment-là, si quelqu’un avait osé me dire ça, je l’aurais lancé par la fenêtre. 😉

À toi, qui vis peut-être la même chose aujourd’hui

Je tenais beaucoup à écrire ce billet, parce que peut-être que toi aussi, tu es dans cette situation en ce moment. Peut-être que toi aussi, tu rêvais d’un accouchement naturel qui a viré à la catastrophe. Et puis peut-être que toi aussi, tu te demandes si un jour tu vas faire la paix avec ça. Je vais te dire quelque chose : si tu es fâchée, SOIS-LE. C’EST NORMAL.

Par contre, l’accouchement, c’est vrai que c’est juste une petite partie de tout ce que ça implique, devenir et ÊTRE maman. Ça ne veut pas dire que tu ne seras pas la maman que tu rêvais d’être. Je ne connais pas de formule magique pour « réparer » ça en 2 secondes, mais je peux par contre te promettre que ce feeling poche finit par passer. Et puis toi aussi, dans un an, tu regarderas derrière avec plein de fierté.

Peut-être seras-tu même prête à répéter l’expérience? Moi oui! #spoiler

Triangles 1

Racontez-moi dont votre accouchement! Ça s’est passé comme vous le vouliez?

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2 Commentaires

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    Franceska
    28 janvier 2016 at 10:46

    Ici en 2012 je voulais tellement ma fille naturellement mais la nature à décider autrement après plus de 12 heure de travail à voir sont fi coeur qui ralentissait à chq contractions j ai dit oui à la césarienne sa pris du temps accepter à sa sorti ils on vu pourquoi son ti coeur avais de la misère deux tour de cordon.En 2014 bb 2 arrive je parle avec gynécologue d un avac j ai son feu vert , parfait on tente l avac mais encore une fois la nature n à pas été de notre côté à 300% ma deuxième princesses avais tellement hâte de sortir qu elle a sali son liquide donc complications bien oui j aurais pe pus tenter quand même mais je feelais tellement pas que j ai fini par céder oui j était rendu à faire le bacon dans mon lit à cause de la température j avais de gros grelottement incontrôlables, je me vomissais le coeur ds un super petit plat et la péridurale n était plus efficace. Quand on m à dit moi j irais en salle d op avant que vous et bb ne vous metiez à aller pus bien. Maintenant en 2016 j attend bb 3 j ai fait ma demande pour un ava2c on ne m à pas dit non ni oui, mais que l on verrais selon le résultats des examens rendu vers 36 semaines. Oui un côté de moi se dit que j ai échoué une parti mais en même temps j ai deux magnifique princesses qui mettent du soleil ds ma vie et qui mettent du baume sur cette cicatrice qui me rappel chq jour que je suis une maman bien accompli.

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    La naissance de Laurent (ou le récit d'un accouchement parfait) | La Mammifère
    10 janvier 2017 at 11:02

    […] 36 semaines de grossesse. Une belle grossesse, je dois dire. Bon, j’ai eu mal au cœur au début, j’ai été fatiguée, j’ai eu l’impression de peser 453234 livres, MAIS aucune enflure, belle pression, pas de malaises vraiment. Un peu de stress par contre : je tente quand même l’accouchement vaginal après césarienne (AVAC) et j’avoue que je trippe pas tant à l’idée que ça ne se passe pas comme prévu, comme la dernière fois. […]

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